Les Canadas vus par les Canadiens 1750-1860Division des archives de l'Université de MontréalModéliser le changement - Les voies du français
Protocole de transcription


Les transcriptions proviennent de deux types de documents : des manuscrits et des imprimés. Les règles de transcription sont sensiblement les mêmes et suivent un objectif commun : rendre la lecture de documents anciens accessible à un large public, tout en permettant aux lecteurs d’apprécier certaines habitudes graphiques de l’époque et les particularités orthographiques des scripteurs.

Règles de transcription des manuscrits

De façon générale, nous avons tenté de garder l’image du manuscrit: même accentuation, même ponctuation, même coupure de mots, même disposition. Les ajouts ont été mis entre crochets: pagination et indication de mots illisibles. C’est ainsi que, pour faciliter la lecture, nous avons distingué le i du j, le u du v, remplacé les § (s longs) par des s modernes, ajouté des apostrophes, résolu les abréviations, et suivi l’usage moderne des majuscules et minuscules. Toutefois, les différences orthographiques par rapport à la norme moderne et les écarts par rapport à la norme de l’époque (par exemple, l’absence d’accord graphique de nombre) ont été conservés.

Nous renvoyons le lecteur à l’ouvrage de Nina Catach, Histoire de l’orthographe, Champion, 2001, pour plus de détails sur la norme orthographique. Deux ouvrages ont été consultés pour établir le protocole : Gabriel Audisio et Isabelle Bonnot-Rambaud, Lire le français d’hier. Manuel de paléographie moderne. XVe- XVIIIe siècle, Paris : Armand Colin, 1991; Marcel Juneau et Claude Poirier. Livre de comptes d’un meunier, 1973, PUL (p. 22-25).

  1. Nous avons suivi l’usage moderne qui distingue i de j, u de v. Les s longs ont été remplacés par un s moderne.
  2. Les abréviations sont systématiquement transcrites au long. Les lettres manquantes étant indiquées en italiques.
  3. Les majuscules sont ajoutées aux noms propres si elles sont omises dans l’original. On rétablit les majuscules selon l’usage moderne. Nous avons supprimé la majuscule là où l’usage moderne ne la requiert pas (par exemple, au milieu de la phrase).
  4. Dans le cas des titres de fonction, nous avons opté pour mettre en majuscule Government/Gouvernement/Gouverneur. Pour Sa Majesté, Votre Excellence, nous avons fait un choix entre majuscule et minuscule pour le pronom possessif selon le contexte et ce choix a été uniformisé dans le même document. Les mots Constitution, Colonie, Comté ont parfois une majuscule, selon le contexte.
  5. La ponctuation du document est conservée.
  6. Nous avons conservé l’accentuation du manuscrit, y compris pour les trémas. Ce choix permet d’effectuer de retracer une éventuelle prononciation. Le E a été transcrit comme un "e" sans accent.
  7. Les apostrophes sont ajoutées pour séparer les mots (ex. lottone-> l’ottone), mais nous n’avons pas touché à la division du mot telle qu’elle a été faite par le scripteur. Les mots de la famille de ledit sont conservés tels quels.
  8. Lorsque la pagination était indiquée, nous l’avons conservée. Si elle n’était pas là, nous l’avons mise entre crochets, comme tout ajout qui apparaît entre crochets.
  9. Les mots ou parties de mots disparus suite à une détérioration du manuscrit sont rétablis entre crochets. Lorsqu’il n’est pas possible de les rétablir, nous avons mis entre crochets des points de suspension. Les ratures sont également indiquées.
  10. Dans certains manuscrits, les graphies très fantaisistes ne permettent pas de restituer le mot. On met alors entre crochets le mot restitué, par exemple menasse [ménage].
  11. La disposition du manuscrit (les fins de ligne et les folios) a été conservée. Les scripteurs emploient parfois, pour indiquer une coupure de mots en fin de ligne, les signes « - » ou « = ». Ces signes graphiques ont été conservés.
  12. L’orthographe originale, la ponctuation et l’accentuation sont conservées.
  13. Nous avons conservé le signe + qui lie parfois deux mots.
  14. Nous avons évité de surcharger le texte par le signe (sic) qui relevait d’un jugement de valeur.
  15. Toute information extra-textuelle est mise entre crochets
  16. Les mots d’attente ne sont pas considérés comme des lignes différentes et ne sont pas inclus dans la numérotation des lignes.
Règles de transcription des imprimés

La raison principale motivant la transcription des imprimés est de permettre la recherche textuelle dans ces documents. Pour ce faire, nous avons encore une fois respecté l'image du document original. Les erreurs orthographiques, syntaxiques et de ponctuation ont donc été transcrites, telles qu’elles qu'apparaissent dans le texte. Seuls les 's' longs ont été convertis selon l'usage moderne, pour faciliter la lecture et la recherche dans les transcriptions. Les tableaux ont été reproduits aussi fidèlement que possible, mais les particularités typographiques utilisées, comme certaines icônes, ne sont pas toujours identiques à celles contenues dans l'original.